„Nous allons avoir un large débat.“


Walter Steinmann, directeur de l’Office fédéral de l’énergie, revient dans le magazine energeia sur les moments les plus mémorables de l’année écoulée et s’exprime sur les questions politiques et les défis qu’il affrontera en 2015.

Quel rôle la politique énergétique va-t-elle jouer dans l’année électorale qui vient? Pour quasiment tous les partis, la politique de l’énergie est l’un des thèmes porteurs de la campagne. Nous allons avoir un large débat, parfois émotionnel, sur les questions d’énergie nucléaire, de sécurité d’approvisionnement, de promotion des renouvelables et d’efficacité énergétique. La recherche d’un emplacement pour enfouir les déchets radioactifs sera aussi un sujet de discussion.

A ce jour, la stratégie énergétique 2050 intéresse avant tout les professionnels. Pourquoi l’homme de la rue devrait-il se sentir concerné? Le citoyen lambda se préoccupera davantage de la sécurité d’approvisionnement et aura son mot à dire sur l’engagement financier de l’économie au profit de l’efficacité énergétique et des agents renouvelables. Plusieurs interventions à ce sujet sont pendantes, dont l’initiative populaire «Remplacer la TVA par une taxe sur l’énergie», sur laquelle nous voterons en 2015. Cette même année, nous aurons un débat sur la „Stratégie réseaux électriques“, bien de quoi interpeller chacun.

Des voix critiques réclament l’abandon du nucléaire. Quelle est votre position à ce sujet? J’adhère à la décision du Conseil fédéral, qui ne veut aucune nouvelle centrale nucléaire mais qui autorise le maintien des installations existantes aussi longtemps que leur sécurité est assurée. Cela nous permet de nous désengager progressivement de cette technologie, tandis que nous multiplions les efforts pour l’efficacité énergétique et pour les agents renouvelables.

 

Retrouvez l’interview complète dans notre magazine
(energeia, No 1/2015)