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30 ans, mais pas de cheveux gris pour Club RAVEL


Présentation, discussion, formation et réseautage voilà ce que propose depuis 30 ans le Club RAVEL. Une plateforme romande d’échanges en matière d’applications électriques et techniques énergétiques qui existe aujourd’hui sous le patronage de l’AES (Association des entreprises électriques suisses). A l’origine le groupe était dépendant de l’OFQC (Office fédéral des questions conjoncturelles) et avait pour mission d’organiser pour la Suisse francophone des cours existant en Suisse alémanique dans le cadre du programme RAVEL (RAtionelle Verwendung von ELektrizität). A l’image de ses deux frères: PI-BAT pour les bâtiments et PACER pour les énergies renouvelables – RAVEL (pour Rationnelle Verwendung von Elektrizität) pour l’électricité est né sous l’égide d’Energie 2000 qui par la suite est devenu Suissenergie.

Charles Weinmann était le représentant romand pour le programme RAVEL et co-fondateur du Club RAVEL.
©Studio Curchod

A la fin de ces trois programmes, de nombreux cours de formation ont été mis sur pied. Pour RAVEL, le public cible en Suisse romande n’étant pas assez nombreux, Charles Weinmann qui était le représentant romand pour le programme RAVEL, a cherché une solution adaptée à la clientèle locale. C’est ainsi qu’est né le club RAVEL en 1992. L’utilisation rationnelle de l’électricité dans tous les domaines, ménages, industrie, arts et métiers est ainsi devenue une institution reconnue. Pour la communication RAVEL, Charles Weinmann s’est adressé à Olivier Bovay, ingénieur entrepreneur dans le domaine de l’énergie à Ecublens et employé en parallèle par l’Office d’Electricité de la Suisse Romande (devenu Electricité Romande) qui assurait sa mission d’information et communication.

A eux deux, ils ont mis ce concept permettant de présenter régulièrement et rapidement (en fin de journée) plusieurs sujets pour détecter ceux qui mériteraient d’être traduits et présentés sur 2-3 jours; cette partie «théorique» devant être suivie d’une seconde plus conviviale.

Depuis 1992, les rencontres du club RAVEL ont d’abord eu lieu à Yverdon avant de déménager à Lausanne. Huit fois par année 20 à 50 personnes se retrouvent pour abordé des thèmes allant de la géothermie aux pompes à chaleur, des smart-grids au témoignage pratique de réalisation en passant par la situation politique voire philosophique ou psychologique pour la séance de fin d’année. Toujours en gardant un rapport indispensable à l’électricité et l’énergie. Les présentations sont ouvertes aux membres réguliers (cotisation annuelle) ou occasionnels (paiement pour la séance). Energeiaplus s’est entretenu avec l’un des fondateurs du club RAVEL, Olivier Bovay:

 

Olivier Bovay, co-fondateur du Club RAVEL

Energeiaplus: Quel est le but recherché du Club RAVEL lors de ses séances?
Olivier Bovay: Nous voulons proposer à nos participants une formation continue dans le domaine de l’énergie, mais au sens large de la chose. Nous ne souhaitons pas former des spécialistes dans une matière, mais permettre d’avoir des connaissances de base large et savoir où trouver de l’aide si nécessaire. Nous voulons rester accessibles pour les personnes qui ont un intérêt pour l’énergie. Le Club RAVEL est aussi un lieu de discussions entre professionnels et parfois cela permet de soulever un problème et de trouver une solution ensemble. Après la théorie pratique, la seconde partie se déroule «autour d’un verre de blanc»: un moment important pour le réseautage des participants. Une tradition romande et efficace qu’il ne faut pas perdre!

De quels domaines viennent les participants?
Nous n’avons pas de profil type de participants. Il y a autant des spécialistes du domaine de l’énergie que des personnes plus généralistes comme des chefs de service ou des employés polyvalents. Mais cela dépend aussi du thème de la séance, par exemple lors d’une présentation sur l’hydrogène dans la mobilité, nous avons eu la présence d’un gérant de station-service qui se posait des questions sur l’avenir dans sa branche. Une chose intéressante à noter c’est que nous avons presque essentiellement des personnes actives ou étudiantes. Malgré nos 30ans, nos membres se sont toujours renouvelés. Ce que nous proposons est donc toujours utile sur le terrain en 2022.

Le nom de votre Club est une abréviation en allemand, pourquoi?
Notre nom vient de RAtionelle Verwendung von ELektrizität qui veut dire utilisation rationnelle de l’électricité. Cet acronyme n’existait pas en français dans le programme de la Confédération. Mais comme il sonne bien, nous l’avons gardé. Parfois, lorsque je parle du Club RAVEL, on me demande si c’est un club pour la musique en raison du compositeur de musique classique, mais notre centre d’intérêt est bien l’électricité. Pour le clin d’œil, j’ai trouvé une boîte à musique de Sainte-Croix qui joue le Boléro de Ravel, nous la faisons tourner comme générique, une fois au début et une fois à la fin de la séance et cela sans électricité.

La boîte à musique du Club Ravel

Après 30 ans, vos séances accueillent toujours de nombreux participants, une recette secrète?
Ce qui est très intéressant à observer dans le cadre du Club RAVEL, c’est que depuis le début, nous ne faisons pas de la publicité active pour trouver des membres. Cela fonctionne principalement par le bouche-à-oreille. C’est même étonnant de ne pas pouvoir expliquer cette continuité. Mais nous avons une formule qui fonctionne, presque 400 personnes dans notre liste de participants et un comité de pilotage multiénergies qui arrive à cibler les besoins de formation. C’est peut-être aussi ce qui fait que 30 ans après, nous les fondateurs, nous sommes encore présents avec l’envie d’échanger avec la nouvelle génération, mais sommes aussi prêts à être relevé par celle-ci!

Page internet du Club RAVEL

Fabien Lüthi, communication Office fédéral de l’énergie

 

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