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Le 4 novembre dernier à Pontarlier (France) s’est tenue la séance d’information d’automne du groupe de travail binational «gestion des débits» du Doubs franco-suisse, pilotée pour les autorités suisses par l’OFEN et par la DREAL Franche-Comté côté français, à l’attention des associations de pêche et de protection de la nature. Les 35 participants présents ont pu avoir des précisions sur les résultats du régime dérogatoire concernant le Règlement d’eau mis en place il y a un an, le monitoring du Doubs prévu dès novembre 2015 et mise en place de manière progressive courant 2016, et les résultats intermédiaires des planifications stratégiques selon la loi suisse sur la protection des eaux, avec les démarches initiées pour assainir les éclusées de l’aménagement du Châtelot (barrage proche de la Chaux-de-Fonds).

Les associations de pêche (Fédération suisse de pêche, La Franco-Suisse, Fédération de pêche du Doubs) et de protection de la nature (Parc régional du Doubs, WWF) ont salué le travail fourni et demandé aux autorités que leurs préoccupations continuent à être prises en compte, convaincues que ce dossier doit être géré en bonne intelligence entre tous les milieux concernés. Les autorités et participants ont été satisfaits des échanges constructifs et thématiques abordées lors de cette séance.

La gestion des trois aménagements hydroélectriques que sont le Châtelot, le Refrain et La Goule représente une action coordonnée et complexe par l’ensemble des intervenants, que cela soit au niveau des autorités concédantes (la France et la Suisse), accompagnées des cantons de Neuchâtel et du Jura, les sociétés hydroélectriques, dont les actionnaires représentent des intérêts français et suisses à des proportions différentes, et les services spécialisés des deux pays. Le challenge consiste donc à une pesée des intérêts raisonnable entre la force hydraulique et l’environnement. Le groupe de travail gestion des débits œuvre depuis plus de quatre ans à trouver des solutions intelligentes pour l’ensemble des bénéficiaires du Doubs franco-suisse.

Les actions en cours, menées sous la responsabilité des autorités, montrent que des résultats encourageants ont déjà pu être atteints. La poursuite des mesures initiées devrait permettre de minimiser encore l’impact de l’exploitation des aménagements hydroélectriques sur la faune et la flore indigène.

Alexandre Oberholzer, responsable pour le Doubs, section Force hydraulique de l’OFEN

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