Planifier grâce à la 3D


Pour planifier une ligne électrique à haute tension, il est nécessaire de tenir compte de nombreux facteurs comme par exemple la classification du terrain ou la topographie. Des travaux qui peuvent prendre plusieurs mois avant de pouvoir définir un tracé sur une carte. Pour accélérer le processus et permettre une visualisation en 3D du projet, l’EPF de Zurich a développé un logiciel.

Celui-ci calcule plusieurs variantes pour la planification transparente et durable du réseau d’approvisionnement électrique. Il modélise des tracés adaptés de ligne haute tension (220 kV ou 380 kV) en tenant compte de nombreux paramètres. Pour effectuer les calculs, toutes sortes de données sont mises en commun, comme les zones protégées, les zones classées au patrimoine mondial de l’UNESCO ou encore la topographie.

«Nous avons même de nombreux contacts avec l’industrie et les constructeurs de lignes pour établir une évaluation des coûts dans notre système», signale Martin Raubal, professeur à l’EPF de Zurich, qui a développé le logiciel avec son équipe. «Pour être au plus près de la réalité, nous avons aussi organisé plusieurs ateliers avec des utilisateurs potentiels du logiciel, afin d’obtenir le maximum de retour de leur part et d’être le plus proche des besoins.»

Les résultats des calculs du logiciel sont des variantes en 3D du tracé de la ligne. Celles-ci proposent des visions tridimensionnelles des lignes avec l’impact des mâts sur le paysage. C’est une base de travail pour les personnes qui iront ensuite à la rencontre des parties concernées. «Avec les images en 3D, les gens peuvent visualiser l’impact visuel de la ligne depuis leur habitation et se faire une idée assez précise de la future ligne», souligne le chef de projet Martin Raubal.

Selon Martin Raubal, le calcul de la ligne à l’aide du logiciel permettra de gagner plusieurs semaines de travail dans le cadre de la planification d’une ligne haute tension. Le travail de recherche se terminera au mois de septembre prochain. Le logiciel pourra alors être utilisé par les partenaires (voir encadré). Le projet de recherche terminé, une start-up sera créée pour continuer le développement du programme. Une prochaine évolution est déjà en vue: l’intégration de la planification de lignes souterraines. (luf)

Cet article a été publié dans le numéro 3/17 d’ENERGEIA.

Image: ETH Zürich