La génération Y à l’OFEN


Dans le cadre de son 2ème sommet sur la conciliation, l’association ProFamilia a donné la parole à des experts et à des entreprises sur la thématique des futurs défis en gestion des ressources humaines. L’arrivée de la génération Y (les 20 – 34 ans) dans le monde du travail est à l’origine de ce remue-ménage au sein des RH. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le petit reportage de la RTS sur le sujet où l’OFEN y est aussi interviewé.  

La génération Y est souvent mise en contraste avec la génération X (les 35 – 50 ans), qui est en quelque sorte plus classique et d’avantage attachée aux valeurs travail/carrière. De ce point vue-là, elle apparaît comme une génération de rupture bouleversant les schémas et les habitudes de ses aînés, notamment à cause de son individualisme, de son impatience et de ses exigences en ce qui concerne la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle. Voici encore une petite animation qui saura de façon ludique vous présenter la génération Y.

Selon le reportage de la RTS, environ 1/3 de la population Suisse serait issu de la génération Y. Par exemple, dans la division Efficacité énergétique et énergies renouvelables (AEE) de l’OFEN, c’est plutôt ¼ des collaborateurs. Dans les entreprises on voit actuellement la cohabitation entre quatre générations : les baby-boomers (dès 50 ans), les générations X, Y et Z (moins de 20 ans). Si nous reprenons l’exemple de la division AEE, on obtient les pourcentages suivants : 25% de baby-boomers, 50%de X et 25% de Y. La génération Z étant encore peu représentée, si ce n’est en tant qu’apprenti/e.

Un des points de revendication des Y est la conciliation entre vie professionnelle et vie privée. C’est d’ailleurs un point qui est de plus en plus important non seulement pour les collaboratrices et collaborateurs de la génération Y ayant besoin de temps pour eux-mêmes, mais également pour celles et ceux ayant des enfants ou encore pour les baby-boomers et les X dans le cadre de l’accompagnement des proches. Dans ce cadre-là, la Confédération leur offre notamment: des horaires de travail flexibles, un accès à des conseils gratuits au travers de l’association Profawo, la possibilité de faire du télétravail (à l’OFEN plus de 8% des collaborateurs effectuent du télétravail) et de travailler à temps partiel. D’ailleurs, les statistiques suisses montrent que le travail à temps partiel entre 1991 et 2011 a aussi bien progressé chez les femmes (59.2% contre 49.1%) que chez les hommes (15.9% contre 7.8%).

Comme l’a montré le reportage de la RTS, les nouveaux défis et les nouvelles exigences dus aux jeunes générations sont prises très au sérieux aussi bien par la Confédération que par l’OFEN en tant qu’employeur. Les conditions cadres actuelles de travail permettent une meilleures conciliation entre la vie privée et professionnelle tout en assurant des prestations de qualités dans l’exécution des tâches professionnelles. De plus elles ne profitent pas uniquement aux membres de la génération Y, bien qu’ils aient été les instigateurs de ces changements, mais à tous les collaborateurs et collaboratrices quel que soit leur appartenance générationnelle!

Annatina Foppa et Richard Phillips, délégués à la diversité de l’OFEN